Emissions Spéciales

  • Autor: Vários
  • Narrador: Vários
  • Editora: Podcast
  • Duração: 97:53:39
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Informações:

Sinopse

You and The Night and The Music, journée spéciales, cartes blanches, réveillons, rencontres d'exception, célébrations musicales...Tous ces moments uniques sont à vivre sur nos ondes !

Episódios

  • Les cent ans de Charlie Parker : I comme Infortune

    01/09/2020 Duração: 03min

    I comme Infortune   Contrairement à certains de ses partenaires comme le trompettiste Red Rodney avec lequel il fit une tournée homérique dans les États du Sud en 1949, Charlie Parker ne fut jamais arrêté pour détention de drogue. Rare coup de chance dans une destinée sous le signe de l'infortune, de la détresse et de l'autodestruction. "Bird donna davantage et reçut moins que quiconque", disait Max Roach. Interné à plusieurs reprises et contraint de mettre en gage ses instruments pour avoir sa dose d'héroïne, il ne fait les premières pages des journaux que lorsqu'il tente de se suicider en avalant de l'iode en août 1954. Quelques mois auparavant, il venait de perdre sa fille, Pree, âgée de deux ans et qui souffrait depuis sa naissance d'une malformation congénitale. Il perd alors définitivement pied.

  • Les cent ans de Charlie Parker : H comme Humilié

    01/09/2020 Duração: 04min

    H comme Humilié   Un coup de cymbale bien humiliant pour Bird, jusqu'à revenir en leitmotiv dans fameux film de Clint Eastwood. 1936. Au Reno Club de Kansas City où l'orchestre de Count Basie règne en maître, le tout jeune Charlie Parker monte sur scène à l'issue du set pour "jammer" avec les pointures de l'époque... sauf qu'il s'emmêle dans ses accords en doublant le tempo! C'était l'époque où "il marchait tout en rond pendant qu'il jouait", écrira Jack Kerouac.... Aussitôt le batteur de Count Basie, l'implacable Joe Jones, frappe sa cymbale tel un coup de gong signifiant à un candidat qu'il est éliminé. Il dévisse ensuite cette même cymbale et l'envoie valser aux pieds de l'intéressé qui doit quitter la scène sous les quolibets. "Je leur clouerai le bec", se serait alors promis Charlie Parker...

  • Les cent ans de Charlie Parker : F comme Féminin

    01/09/2020 Duração: 03min

    F comme FémininPremière présence féminine dans la vie de Charlie Parker, Addie, sa mère aux origines indiennes qui, dans l'évocation romanesque d'Alain Gerber, sacrifie ses derniers 45 dollars de femme de ménage pour acheter à son fiston un saxo rafistolé avec des bouts d'élastique. Il y aura ensuite Rebecca Ruffin, son premier amour de jeunesse qui ressemblait à Lena Horne et qu'il épouse à 16 ans alors qu'il est déjà sous l'emprise de la drogue et de l'alcool. Mariages plus éphémères avec Géraldine Scott en 1942 et Doris Snyder en 1948. La danseuse Chan Richardson rencontrée au début des années 50, c'était autre chose... Peut-être était-elle la plus "parkérienne" de toutes, jusqu'à se remarier après la mort de son mari avec le saxophoniste Phil Woods..

  • Les cent ans de Charlie Parker : E comme Earl Hines

    31/08/2020 Duração: 03min

    E comme Earl Hines   En 1928, Earl Hines intègre comme pianiste le second Hot Five de Louis Armstrong. En décembre 1942, il engage dans son orchestre-pépinière Charlie Parker, Dizzy Gillespie, mais aussi une certaine Sarah Vaughan ainsi que Billy Eckstine qui, par la suite, emmènera tout ce beau monde avec lui parce que l'orchestre ne sonnait pas suffisamment bop. Il n'empêche que Charlie Parker s'est bien plus épanoui chez Earl Hines que dans l'orchestre de Jay McShann où il avait fait ses premières armes à Kansas City. C'est d'ailleurs à cette même époque, en 1943, que lui et Dizzy Gillespie font le bœuf tous les lundis soir au Minton's, ce club new-yorkais qui est resté dans l'histoire comme le premier grand QG du be-bop.

  • Les cent ans de Charlie Parker : D comme Dizzy Gillespie

    31/08/2020 Duração: 04min

    D comme Dizzy Gillespie."Quand il a commencé à jouer, mon corps s'est mis à trembler, mes jambes se sont transformées en choucroute"... C'est ainsi que Dizzy Gillespie évoque sa première rencontre avec Charlie Parker en 1939, à Kansas City, alors que le trompettiste tournait avec avec le big band de Cab Calloway. Les deux compères se retrouveront dans les orchestres de Earl Hines et Billy Eckstine avant de fixer ensemble, en février et mai 1945, les premiers témoignages du be-bop, de Groovin' High à Salt Peanuts, tout en se produisant dans le mythique Three Deuces de la 52e Rue. Un séjour californien compliqué, en 1946, mettra fin à ce binôme d'exception, mais les deux musiciens resteront toujours très liés, Gillespie n'hésitant pas à décrire son ami comme le "deuxième battement de son cœur"...

  • Les cent ans de Charlie Parker : C comme Cherokee

    31/08/2020 Duração: 04min

    C comme Cherokee. Il y eut, certes, Billie's Bounce, Now's The Time, Hot House... Mais la vraie "rampe de lancement" de Charlie Parker, pour reprendre les mots du regretté Alain Tercinet, c'est Cherokee, composé par Ray Noble, un Anglais émigré aux States qui avait eu l'idée de cet air indien de pacotille. Bird le transforme en chevauchée fantastique. Il en accélère la vitesse d'exécution, jusqu'à utiliser les hauteurs de la structure harmonique comme base d'une nouvelle ligne mélodique. C'est en 1942 qu'a lieu cette transformation, notamment lors d'une fameuse nuit au Monroe's, à New-York. Il ne restera plus qu'à graver ce Cherokee façon be-bop sous un nouveau nom. Ce sera chose faite en novembre 1945 sous le titre Koko. À ne pas confondre avec le Ko-Ko de Duke Ellington...

  • Les cent ans de Charlie Parker : B comme Be Bop

    31/08/2020 Duração: 03min

    B comme Be-Bop Aux côtés de Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et Kenny Clarke, Charlie Parker a personnifié le be-bop, cette révolution harmonique qui s'empare de la 52e Rue au mitan des années 40. Les beboppers sont des réfractaires. Réfractaires à une certaine routine propre aux grands orchestres swing. Réfractaires, aussi, à une société blanche qui a codifié à sa manière le jazz au risque parfois de l'affadir. Les temps sont troublés. L'Amérique entre en guerre, des émeutes éclatent à Harlem, les musiciens décrètent une grève des enregistrements. Le be-bop naît ainsi presque secrètement, en-dehors de toute exploitation commerciale immédiate, revendiquant une façon d'être et un langage propre sans pour autant renier les anciens. Surtout lorsqu'ils ont pour noms Coleman Hawkins, Lester Young ou encore Roy Eldridge. 

  • Les cent ans de Charlie Parker : A comme Art Tatum

    31/08/2020 Duração: 04min

    A comme Art Tatum. Voir New-York et survivre. Après avoir vivoté de Kansas City à Chicago, le tout jeune Charlie Parker prend le bus pour Big Apple en 1939. En attendant son affiliation officielle au syndicat des musiciens, il trouve un job de plongeur dans un restaurant de Harlem, le Jimmy's Chicken Chack, où un certain Malcolm X fera lui aussi la vaisselle quelques années plus tard. En attendant, la vedette des lieux, c'est le pianiste Art Tatum. Depuis les cuisines, Bird assiste bouche-bée aux légendaires cascades du maître sur son clavier. Il est bluffé par sa virtuosité et la sophistication de ses accords. Lorsqu'il repart à Kansas City fin 1939, ce n'est plus le même Charlie Parker... "Je rêve de jouer un jour à l'alto les phrases de la main droite de Tatum", aurait-il dit à l'un de ses amis.

  • L'événement Wynton Marsalis

    11/05/2020 Duração: 11min

      Le trompettiste Wynton Marsalis est l'un des plus grands ambassadeurs du jazz à travers le monde ! Une voix qu'on écoute toujours avec beaucoup d'attention, tant il incarne l'esprit de cette musique, il connaît son histoire et oeuvre quotidiennement pour son rayonnement, notamment à la tête du Jazz at Lincoln Center. Ne manquez pas à 17h30, l'entretien exclusif qu'il accorde par téléphone à Sébastien Vidal, en direct de son confinement new-yorkais.   (c) UNE : Piper Ferguson

  • Hommage au pionnier Tony Allen

    01/05/2020 Duração: 50min

      Triste 1er mai ! On pleure la disparition d'un batteur de légende, Tony Allen, à l'âge de 79 ans. Il y a bien sûr son association historique avec Fela Kuti, qui donna naissance à l'afrobeat. Durant sa jeunesse à Lagos, Tony Allen s'est d'abord fortement pris de passion pour le jazz, la musique qu'il entendait à la radio. Et ses premiers modèles se nommaient Gene Krupa et Art Blakey.  Il y a trois ans, il avait d'ailleurs rendu hommage au leader des Jazz Messengers à travers un EP passionnant paru chez Blue Note. Tony Allen est resté actif jusqu'à la fin. Il y a un mois à peine, il sortait l'album Rejoice, une session enregistrée il y a dix ans avec le regretté Hugh Masekela. Tony s'était raconté dans Portrait in Jazz, en novembre 2015, au micro de Laure Albernhe. On réécoute à 19h, cette émission en sa belle compagnie. (Et à 20h, on rediffuse son concert du 19 juillet 2017 au Nice Jazz Festival, à l'époque justement de son projet autour d'Art Blakey).   (c) Christian Ducasse  

  • Les cent ans de Boris Vian : Miles Davis

    10/03/2020 Duração: 01min

    Une relaxation parfaite, un phrasé ahurissant. Un phrasé sinueux, coupé de repos qui ne vous surprennent que pour vous détendre plus (physiquement) et vous exciter du même coup (intellectuellement)… Une sonorité curieuse, assez nue et dépouillée, presque sans vibrato, absolument calme… Une sonorité de dominicain, un sens de la structure rythmique plutôt sensationnel. « Now’s the Time » ne donne pas une idée complète des possibilités de Miles : vous pouvez aussi l’écouter dans quelques-uns de ces morceaux casse-cou qu’il exécute avec son petit camarade Charlie Parker ; vous ne serez pas déçu. Il n’a l’air de rien, comme ça, il reste presque toujours dans un registre moyen, mais quand il a envie de faire l’acrobate, il peut aussi… Il grimpe bien haut et il tricote bien vite… c’est beaucoup plus facile à analyser au ralenti. Boris Vian, Jazz News, no 5, mai 1949. (Musique : Charlie Parker & Miles Davis – Now’s The Time)

  • Les cent ans de Boris Vian : Hugues Panassié

    10/03/2020 Duração: 01min

     Je suis obligé de parler encore de Hugues Panassié – ne criez pas au parti pris, c'est tout de même un critique de jazz, un gars qui en tâte, et tout. Toutes les fois que Panassié dit du mal du bibope, il reste dans le vague. Et toutes les fois qu'il parle (brièvement) d'un musicien bibope, il en dit du bien (Miles Davis, Charlie Parker, etc...). C'est marrant non ? Il condamne en général une musique qu'il approuve un peu, en particulier… et dans le vague, bien sûr.   Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1949 in Chroniques de Jazz chez 10/18

  • Les cent ans de Boris Vian : Cocaïne

    10/03/2020 Duração: 01min

    La meilleure du mois est née des caprices de la traduction et provient de notre confrère Jazz Magazine (que nous prions de prendre cette remarque avec enjouement et gaîté comme nous le fîmes nous-mêmes). C'est à propos de l'arrestation de Billie Holiday ; et ce bon Combat a reproduit mot pour mot la phrase la plus pataphysique de l'année : « On a trouvé sur McKay de la cocaïne et un revolver. Tous deux furent déclarés comme venant de s'adonner aux narcotiques par un docteur de la police ». De la cocaïne qui prend de la cocaïne, à la rigueur, ça confirme le proverbe : on est jamais si bien servi que par soi-même ; mais un revolver qui se drogue, c'est un bel exemple de remords tardif. Il est vrai qu'un revolver a une âme, comme un canon. »   Boris Vian, Jazz Hot, Mai 1956in Chroniques de Jazz chez 10/18  (musique : Billie Holiday – Lady Sings The Blues)

  • Les cent ans de Boris Vian : Henri Salvador

    10/03/2020 Duração: 02min

    Son délicieux talent de chanteur tendre et sa surprenante force comique ont fait oublier qu'Henri Salvador est aussi un remarquable musicien de jazz et un guitariste pétri de swing. Il est encore, ce que l'on sait moins, la flemme personnifiée, sauf pour tout ce qui touche à la musique, mais la musique, il ne peut pas en faire douze heures par jour. Aussi est-ce avec une joie sans mélange que certains de ses amis ont appris récemment l'heureux accident qui l'obligeait justement à en faire douze heures par jour en l'immobilisant pour un mois ou deux. Le pied dans le plâtre, Henri était bien obligé de se distraire, et il s'est remis à la guitare. Aussitôt qu'il est revenu à Paris, on s'est empressé de le traîner au studio avant qu'il ne reperde sa forme. A Paris, il y a pour la guitare un danger beaucoup plus grand que la flemme : c'est la télévision.   Boris Vian, juillet 1956 in Derrière la Zizique chez Le Livre de Poche (musique : Salvador plays the blues)

  • Les cent ans de Boris Vian : Charlie Shavers

    10/03/2020 Duração: 02min

    Charlie Shavers, le 3 mars à l'Alhambra. Shavers, votre cas est clair. Vous jouez très bien. Mais vous avez la passion de la vie plus que celle de la musique ; c'est à dire en d'autres mots que vous avez la passion de la musique entière plus que celle de la trompette. On vous dira sans doute que vous manquez souvent de goût, Charlie. Quelque intellectuel sous-alimenté vous le reprochera. Mais Balzac aussi, vous savez. Le manque de goût, si ça se double d'une certaine puissance, ça devient un style. Vous auriez pu arriver bien haut. Vous êtes né juste un peu trop tôt... Shavers, vous êtes capable de très bien faire. Vous vous laissez prendre par la bonne fièvre... Mais vous n'y croyez pas tout le temps parce qu'il fait tellement beau dehors que c'est bien bête de se décarcasser et que c'est très bon d'aller battre sa flemme dans les bois ou dans les bars. Avec un bon directeur de conscience, vous eussiez fait un grand Shavers.   Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1958 in Chroniques de Jazz chez 10/18

  • Les cent ans de Boris Vian : Chloé

    10/03/2020 Duração: 01min

    Colin s'assit et Chloé se nicha commodément près de lui. Chloé sourit. Colin ne dit rien, mais passa son bras autour du cou de Chloé et se mit à jouer négligemment avec le premier bouton de sa robe, qui s'ouvrait devant. Alise revenait. Elle avait bien choisi le disque. C'était Chloé, arrangé par Duke Ellington. Colin mordillait les cheveux de Chloé près de l'oreille. Il murmura : « C'est exactement vous ».   Boris Vian, 1946In L'écume des jours, chez Le Livre de Poche (musique : Duke Ellington – Chloé)

  • Les cent ans de Boris Vian : Duke Ellington

    10/03/2020 Duração: 01min

    Il y a une telle différence d'envergure entre Duke Ellington et tous les autres musiciens de jazz, sans exception, qu'on se demande pourquoi on parle des autres. Lorsqu'un musicien entre chez Duke, ses enregistrements le présentent bien souvent sous un jour extraordinaire et au bout de peu de temps, s'il n'atteint pas la célébrité, c'est vraiment qu'il le fait exprès. Aussi on est amené à se demander si le fait de jouer chez Duke développe les qualités intrinsèques du monsieur, ou si l'orchestre de Duke ne doit ses qualités qu'au fait que Duke s'assimile les vertus particulières de chacun des hommes qu'il emploie. En résumé, Duke est-il un vampire ou un catalyseur? Notez qu'il y a encore une troisième possibilité : peut-être a t-il tout simplement un flair de chien de chasse pour découvrir les hommes qu'il lui faut – et ceux qui savent jouer.   Boris Vian, Jazz Hot, Février 1949 in Chroniques de Jazz chez 10/18 (Musique : Duke Ellington / Cootie Williams – Concerto For Cootie)

  • Les cent ans de Boris Vian : Critique de jazz

    10/03/2020 Duração: 02min

    Les voies du seigneur étant comme qui dirait impénétrables, on connaît généralement assez mal les motifs qui peuvent pousser un être humain à s'intituler critique de jazz. C'est pourquoi je ne tenterai pas de les approfondir. Ceci-dit, je vais essayer d'en donner un aperçu. On peut devenir critique de jazz : Par hasard Pour embêter Delaunay Pour embêter Panassié Parce qu'on n'aime pas le jazz. Parce qu'on joue dans un orchestre dont personne ne parle jamais, et qu'il faut quelqu'un pour en parler. Pour avoir la carte professionnelle et toucher des disques à l'oeil Parce qu'un fou a l'idée de lancer une revue de jazz, et qu'il vous connaît mal. Parce qu'on parle Anglais et on se dit : Je vais interviewer Ellington Parce qu'on se dit que ça va vous faire apprendre l'Anglais. Parce qu'il n'y a aucune raison que n'importe qui ne soit pas critique de jazz. Boris Vian, Jazz News, 1949  (musique: « Duke Ellington, Boris Vian et Maurice Culaz » + Duke Ellington Drop Me Off In Harlem 1940 )

  • Les cent ans de Boris Vian : Rock

    10/03/2020 Duração: 01min

    « Le scandale du rock dénoncé ». Il s'agit d'un film qui exposera les trucs utilisés par les chanteurs à « gimmicks » et leurs exploiteurs. Voilà qui est bon, décidément. Mais le scandale des gens qui vendent des fusils et des revolvers ne serait-il pas un peu plus grave ? Si on nous foutait la paix avec les « scandales » en musique? La musique, personne n'est forcé d'en écouter après-tout... Françoise Sagan s'est toujours mieux vendue qu'Alfred Jarry... alors zut, ça ne l'empêche pas d'être sympathique, et Jarry non plus... Quand on voit des crétins sans espoir comme certains rockers gagner des millions en chantant, eh bien, c'est plutôt agréable, non? Ça fait un peu conte de fées, le vilain petit canard qui touche un tiercé au P.M.U, qui est-ce que ça gêne ? Et vive Monk !   Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1958Chroniques de Jazz chez 10/18  (musique : Coasters – Yakety Yak ou Chuck Berry – Sweet Little Sixteen puis Monk : Nutty, Misterioso ou Blues Five Spot sur Misterioso 1958)

  • Les cent ans de Boris Vian : Frottements

    10/03/2020 Duração: 01min

    Dans son disque « Tangents in Jazz », Jimmy Giuffre voulait « que la pulsation soit perçue plutôt qu'entendue ». Il y a également en matière de rapports sexuels, quelques théories de ce genre, et les écrivains romantiques abondent en descriptions de frôlements qui font défaillir. N'en déplaise à ces branlotins, ce jazz bourré d'intentions est aussi excitant qu'un paquet de chiffons mouillés ! En matière de jazz, je crains d'être assez retardataire pour exiger de lui une émotion physique plutôt qu'intellectuelle. Il va de soit qu'il n'y a pas de différence fondamentale, vu que c'est le cerveau qui fait le boulot dans les deux cas. Mais le phénomène de résonance, pour se produire, exige dans la réalité, un seuil minimum d'intensité de l'excitation. En d'autres termes, quand les soldats qui marchaient au pas firent péter le pont suspendu, ils représentaient une certaine masse mobile. Eussent-ils été de plume, je doute que le pont eût réagi de la même façon. Tout ça, c'est pas du tout pour décourager Jimmy Giuffr

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